Sandra, Roch Mayé et leurs enfants - Photo Alain BrySandra et Roch Mayé, jeunes viticulteurs de 33 et 35 ans à Saint Félix de Foncaude sont mariés au travail comme dans la vie. En effet, ce jeune couple marié depuis 5 ans et heureux parents de deux enfants de 7 et 1 ans sont à la tête d’une exploitation de 100 ha dont 38 ha en vignes et de 40 bovins allaitants bazadais.

Dîtes-nous comment s’est déroulé votre installation ?

Roch : Depuis déjà tout petit, fasciné par les tracteurs et le matériel, c’est tout naturellement qu’en 2000 je me suis installé sur l’exploitation familiale avec mes parents.

Avant de m’installer, j’ai tout d’abord travaillé sur une exploitation voisine situé à Gornac pendant 5 ans qui ne produisait uniquement que du lait. En effet, j’ai toujours été attiré par l’élevage étant donné que mes parents étaient eux-mêmes éleveurs.

Sandra et Roch MAYÉ, jeunes viticulteurs de 33 et 35 ans à Saint Félix de Foncaude sont mariés au travail comme dans la vie. En effet, ce jeune couple marié depuis 5 ans et heureux parents de deux enfants de 7 et 1 ans sont à la tête d’une exploitation de 100 ha dont 38 ha en vignes et de 40 bovins allaitants bazadais.

Dîtes-nous comment s’est déroulé votre installation ?

Roch : Depuis déjà tout petit, fasciné par les tracteurs et le matériel, c’est tout naturellement qu’en 2000 je me suis installé sur l’exploitation familiale avec mes parents.

Avant de m’installer, j’ai tout d’abord travaillé sur une exploitation voisine situé à Gornac pendant 5 ans qui ne produisait uniquement que du lait. En effet, j’ai toujours été attiré par l’élevage étant donné que mes parents étaient eux-mêmes éleveurs.

C’est pour cette raison d’ailleurs que j’ai gardé cette production sur l’exploitation en la modifiant : on est passé d’un troupeau de vaches laitières à des vaches à viande ce qui est un peu moins contraignant avec la culture de la vigne même si ça génère quand même des périodes de pic de travail notamment aux mois de mai-juin-juillet. Par ailleurs, je trouve qu’une bouteille de vin se marie mieux avec une entrecôte qu’avec une brique de lait et je pense que personne ne me contredira.

Sandra : Je n’étais pas du tout prédestiné au monde de la terre, tout du moins jusqu’à ce que je rencontre Roch. En effet, j’ai obtenu un BTS Assistante de direction. Je désirais travailler dans un bureau mais la flèche de Cupidon en a décidé autrement. Et avec le recul, je ne regrette rien car je me vois mal assise toute une journée devant un écran d’ordinateur. J’ai besoin de grand air, d’espace, d’action et d’être en contact avec la nature. Et le métier d’agricultrice m’amène tout ça et bien plus encore. J’ai donc passé un CCTAR en Viticulture-Œnologie qui est une formation adulte d’une durée de 10 mois afin d’obtenir le statut de jeune agricultrice. Le diplôme obtenu, je me suis installé avec Roch en 2004 en SCEA (Société Civile d’Exploitation Agricole)

A-t-il été facile pour Sandra de trouver sa place dans l’exploitation à travers un environnement qu’elle ne connaissait pas ou très peu ?

Vignes et tulipes - Photo Alain BrySandra : J’avais déjà travaillé l’été chez des viticulteurs avoisinants comme tout étudiant qui a besoin d’argent et ça m’arrivait également d’aider Roch et ses parents pendant les vacances scolaires. Je connaissais donc les différents travaux de la vigne. Le plus dur, je pense a été de s’adapter aux horaires qui sont parfois contraignants (plus pour moi que pour Roch, les enfants obligent) mais qui sont obligatoires à certaines périodes de l’année. Si j’avais travaillé à l’extérieur, je ne pense pas que j’aurais compris le rythme et les horaires imposés par le métier d’agriculteur. Il faut le vivre pour le comprendre. De plus Roch est très compréhensif et très patient. Le fait d’être passionné par son métier lui a permis de m’en transmettre les ficelles avec aisance.

Roch : Sandra s’est très vite adaptée au métier de viticultrice et d’agricultrice en général. Elle est généreuse dans son travail, dynamique et surtout curieuse. Elle est gestionnaire, puisque c’est elle qui s’occupe du côté administratif ce qui m’arrange d’ailleurs car j’y suis un peu allergique. Chacun de nous a des compétences bien spécifiques ce qui nous permet d’être complémentaire. Je pense donc que notre collaboration est une réussite car elle nous permet d’avancer et de développer des projets. Depuis trois ans, nous avons doublé la surface en vigne.

Comment percevez vous votre exploitation dans quelques années ?

Sandra : Le monde de la viticulture et de l’élevage a connu beaucoup de changement ces dernières années et en connaîtra encore beaucoup d’autres.

Il faut savoir s’adapter et surtout évoluer notamment en matière environnementale et règlementaire et la cave coopérative de Sauveterre de Guyenne est très présente pour nous soutenir et nous informer. Il faut sans cesse se remettre en question si on veut pérenniser notre exploitation et s’impliquer dans ce que l’on fait.

C’est dans cette optique, que je suis stagiaire au conseil d’administration de la cave de Sauveterre. De plus, je fais parti du conseil municipal de ma commune car il est important de participer à la vie sociale et économique de notre lieu de vie et de préserver nos terres agricoles.

Le lièvre et la vigne - Photo Alain BryRoch : Je crois que Sandra a dit l’essentiel. Je tiens juste à rajouter que le métier d’agriculteur en général n’est pas simple mais la passion de mon métier et de la terre me conforte dans l’idée que c’est le plus beau métier du monde et que le bonheur est vraiment dans mon cas dans les prés et dans les vignes.

J’espère transmettre ma passion à mes enfants non pas forcément à travers le même métier que moi mais à travers ce que eux auront choisi. Car il ne faut pas oublier qu’on ne vit qu’une fois et donc il vaut mieux être maître de son devenir que de le subir.

Pour conclure, on pourrait dire que notre but est de pérenniser notre exploitation telle quelle est, c’est-à-dire à taille humaine et de continuer à trouver du plaisir dans ce que l’on fait, même si actuellement on n’est pas rémunéré à la juste valeur de notre travail. On croît en l’avenir et on espère que l’agriculture va retrouver sa place en tant que telle.

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